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Oenochoe
: cruche du1er millénaire av. J.C. trouvée en 1880
lors des fouilles du tumulus
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Abbaye
des princes-abbés de Murbach près de Guebwiler
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Gravure
représentant
le Fleckenstein
fortement idéalisé
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Eglise
protestante.
Le clocher en forme de bulbe à l'époque de Goethe
a été transformé en clocher pointu en 1805
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Vitrail
en l'eglise protestante
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Cartouche
à proximité des pierres tombales des parents de Frédérique
Brion
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Gloriette
construite par G.Gillig sur le tumulus dit Friederikenruhe dans
son état avant 1914
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Ancienne
école protestante datant de 1876, détruite fin 1944
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Ancienne
école catholique et mairie construite en 1893 et détruite
fin 1944
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Eglise
catholique construite en 1912
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Eglise
protestante actuelle, transformée et agrandie en 1911
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Les premiers habitants
Il
est fort probable, même certain, que des tribus avaient choisi
de s'établir aux environs de Sessenheim entre l'an 2000 et
900 avant notre ère, car c'est de cette époque que
date le tumulus situé à l'Est du village, au lieu
dit "Ebersberg" appelé par Goethe "Frederikenruhe".
Ce tumulus a été élevé au-dessus de
sépultures anciennes. Une cruche à vin en bronze,
appelée "Oenochoe" y a été trouvée,
ainsi qu'une bague, un bracelet et quelques ossements. Ces objets
datent des années 1000 à 400 avant Jésus-Christ.
En 737 le nom du village apparaît pour la première
fois dans un document de l'abbaye de Murbach (Haut-Rhin), qui possédait
des biens à Sessenheim .
Nous savons qu'en 1341, les seigneurs de Lichtenberg possèdent
certains droits à Sessenheim, droits qu'ils tiennent à
titre de fief impérial des comtes d'Oetingen, landgraves
d'Alsace. Mais le 26 janvier 1359, les comtes d'Oetingen cèdent
ce fief impérial avec dix autres villages de l'Uffried aux
Fleckenstein.
La guerre des paysans, en 1525, amène des troubles dans l'Uffried
et n'épargne pas le village.
Les Fleckenstein, favorables à la Réforme luthérienne,
notamment Henri VIII de Fleckenstein introduisent la nouvelle religion
dans les trente villages de leur baronnie dont fait partie Sessenheim.
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Pendant
la guerre de Trente ans (1618-1648), le village est fortement éprouvé.
Il est pris et repris par les différentes parties belligérantes.
En 1629, des troupes impériales y sont cantonnées. Pendant
la grande épidémie de 1633, le pasteur enterre 142 paroissiens.
Son presbytère est saccagé et il se voit contraint de
se réfugier à Dahlunden où il restera plus de
quatre ans. En 1635, des combats ont lieu à Sessenheim et environs.
L'année suivante, les habitants quittent de plus en plus leur
village pour se réfugier outre-Rhin.
Onze familles seulement restent au village. Celles-ci doivent faire
face à l'hiver extrêmement rigoureux de 1636/1637.
A la fin des hostilités, Sessenheim est dépeuplé.
Ce n'est qu'en 1659 que les premiers colons, des Suisses, s'établissent
au village. Quelques années plus tard (1673/1677), le village
et la campagne environnante sont à nouveau occupés par
les troupes de Turenne qui pillent, incendient et saccagent le pays. |

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| Turenne
1611-1675 |
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Une
nouvelle fois, les habitants de Sessenheim se réfugient sur
les îles du Rhin près de Stattmatten et Dahlunden. Une
grande disette affame la population.
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| Premier rattachement à la France de 1648
à 1870
La
construction du "Canal Vauban", dont nous apercevons encore
quelques vestiges derrière le cimetière, commence
en 1685.
Aux environs de l'année 1688, le "Simultaneum"
est introduit dans l'église protestante de Sessenheim. Les
cultes protestant et catholique seront célébrés
dans le même édifice jusqu'en 1911.
La guerre de succession d'Espagne fait rage aux environs de Sessenheim
en 1705 et 1706. Quelques années après cette épreuve,
en 1712, la peste décime la population.
C'est en 1719 que le célèbre facteur d'orgues, André
Silbermann, construit un petit orgue que la paroisse protestante
peut acquérir pendant la Révolution. Cet orgue reste
en service jusqu'en 1907. Aujourd'hui, il fait partie des réserves
des musées de Strasbourg.
En 1721, une cure royale est créee à Sessenheim. En
1744, Sessenheim est victime des troubles et des pillages causés
par des hordes indisciplinées, les Pandours, venues de l'est.
Le 29 novembre 1751 est née à Rechtenbach, dans le
Palatinat, Marie Salomé Schweppenhaüser.
Son père fut pasteur de la paroisse protestante de Sessenheim
de 1757 à 1760. Marie salomé est une ascendante du
Prince Charles, futur roi d'Angleterre.
Au mois d'avril 1752, naît à Niederroedern, Frédérique
Elisabeth Brion. Son père, J. Jacques Brion, vient remplacer
à Sessenheim le pasteur H.G. Schweppenhaüser, mort le
16 août 1760.
En 1790, Sessenheim est rattaché au canton de Fort-Louis.
Cette même année, les citoyens du village se rassemblent
dans l'église pour prêter serment à la Constitution.
Le
rattachement de Sessenheim au canton de Fort-Louis ne dure pas,
car, déjà en 1802, la commune est définitivement
intégrée au canton de Bischwiller. L'ancien presbytère,
qui se trouvait déjà dans un état vétuste
lors des visites de Goethe, dut enfin céder la place à
une nouvelle construction en 1835.
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Le village redevient allemand
de 1870 à 1918
Pendant
cette période, une autre célébrité,
Henri Loux, artiste peintre, nait à Auenheim en 1875 et passe
sa jeunesse à Sessenheim. Il est le créateur du magnifique
décor qui orne le service de table dit "Obernai".
Le 25 juillet de cette année, Sessenheim vit un grand événement,
avec l'inauguration de la ligne de chemin de fer Strasbourg-Lauterbourg.
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| Sapeurs-pompiers
en 1899 |
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Une
fois les fouilles terminées, la "Friederikenruhe"
est inaugurée, le 18 juillet 1880, sur le tumulus à
l'Est du village.
La
paroisse catholique, dont le nombre de fidèles augmente,
se voit dotée d'un presbytère en 1886. Quelques années
plus tard, en 1893, la commune fait construire une école
catholique à l'emplacement où se trouve actuellement
le monument aux morts. Les bureaux de la mairie sont installés
dans le même immeuble.
Henri Loux, l'artiste-peintre, meurt le 19 janvier à Strasbourg
1907, 6 ans après son père, le directeur d'école
de Sessenheim.
Après
un premier projet, datant de 1898, la commune acquiert, en 1903,
les bâtiments et le terrain d'une manufacture de cigares désaffectée.
Un avant-projet, pour la construction d'une église catholique
est élaboré en 1905. Mais ce n'est que le 25 juillet
1911 que les autorités civiles donnent le permis de construire
pour deux églises. Une église catholique sera donc
construite sur l'ancien emplacement de la manufacture de cigares
et inaugurée le 20 octobre1912.
L'ancienne église protestante sera agrandie et inaugurée
le 25 décembre de la même année.

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Le village au XXe siècle

Au début
de la dernière guerre mondiale, les habitants du village
sont obligés de quitter leur foyer. La commune est évacuée
dans la Haute-Vienne, à Bujaleuf. La population y séjourne
pendant un an. Après la campagne de France, les derniers
évacués regagnent Sessenheim le 10 octobre 1940.Vers
la fin des hostilités, la commune est durement éprouvée.
Des combats féroces ont lieu dans les rues du village et
aux alentours. Beaucoup de maisons sont détruites ou endommagées.
La
flèche de l'église catholique est détruite.
L'école et les bureaux de la mairie sont la proie des flammes.
A la fin de la guerre, la commune pleure 26 jeunes gens tués
sur les différents fronts et 11 victimes civiles.
Le monuments aux morts, situé au centre de Sessenheim, sur
la Place de la Mairie, témoigne de cette dure épreuve
traversée par le village.Mais Sessenheim renaît! Dès
1954, les classe des écoles et la mairie peuvent emménager
dans le nouveau groupe scolaire édifié à l'emplacement
de l'ancienne école protestante. Les maisons sinistrées
sont reconstruites, de nouveaux quartiers apparaissent. Les plaies
causées par la guerre se cicatrisent.
En 1960, l'ancien Corps de Garde datant du temps napoléonien
est aménagé en "Mémorial Goethe",
ceci à l'initiative de la municipalité et des "Amis
du Mémorial" sous la conduite du Professeur Albert Fuchs.
La chronique de Sessenheim de M. Guggenbühl est publiée
en 1961. Elle relate dans le détail l'histoire du village.
Bien
des réalisations ont été entreprises depuis
: réfection des deux églises et du cimetière,
construction d'une station d'épuration, d'un dépôt
d'incendie et d'un atelier municipal, d'une salle de motricité
et d'une bibliothèque scolaire.
L'aménagement de la maison communale et de la place de la
mairie ont largement contribué à la vie et à
l'embellissement du village.

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