A PROPOS | L’Idylle de Sessenheim

L’Idylle de Sessenheim

- Goethe à Sessenheim
- Frédérique Brion
- Vestiges à Sessenheim
- Le Musée Goethe du Restaurant "Au Boeuf"
- La grange
- Le Mémorial
- Les pierres tombales des parents Brion
- le sentier Goethe du Club Vosgien


Goethe à Sessenheim

Sessenheim doit sa notoriété mondiale et son entrée dans l’histoire de la littérature universelle à l’idylle nouée de 1770 à 1771 entre Johann Wolfgang GOETHE alors étudiant en droit à Strasbourg et une fille du pasteur de Sessenheim, Frédérique Brion. Cette idylle est relatée par le poète dans son oeuvre autobiographique Dichtung und Wahrheit (Poésie et vérité)en particulier dans le chapitre II 9, III 11 et 12, et dans sa correspondance. Son amour pour "la plus charmante étoile de ce ciel campagnard" dont le poète écrira en 1779 qu’il avait été "plus beau que je ne le méritais" se conjugue avec le ravissement que lui procure la nature alsacienne "vêtement vivant de la divinité" pour contribuer à l’éclosion d’un grand lyrisme qui s’exprima dans les "Sessenheimer Lieder" avec des poèmes comme "Willkommen und Abschied, Maifest, Erwache Friederike, Heidenröslein".

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Rencontre de Goethe et de Frédérique chez le Pasteur Brion

Frédérique Brion

Elle naît en avril 1752 à Niederroedern. Son père, J. Jacques Brion, vient remplacer à Sessenheim le pasteur H.G. Schweppenhaüser, mort le 16 août 1760.
Début octobre 1770, le pasteur Brion reçoit la visite de F.L. Weyland, un ami de la famille ; celui-ci est accompagné d’un jeune étudiant : Johann Wolfgang Goethe. Une idylle naît entre cet étudiant et la fille du pasteur qui a 18 ans.
Le pasteur Brion meurt à Sessenheim, le 14 octobre 1787. Il est enterré aux côtés de sa femme, décédée un an plus tôt, au cimetière de Sessenheim qui se trouvait, à cette époque, autour de l’église.
Seule, Frédérique Brion, après un séjour à Rothau,

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Ancien couvent des Dominicains devenue en 1538 Université de Strasbourg fréquentée par Goethe

se retire à Meissenheim (Bade), chez sa soeur Salomé ("Olivie" pour Goethe) et son beau-frère, le pasteur Marx. Elle y meurt le 13 avril 1813, est enterrée à côté de l’église. Son épitaphe rappelle qu’un "rayon de soleil du poète lui conféra l’immortalité" .

Vestiges à Sessenheim

A Sessenheim, les pierres tombales des parents Brion, la dalle marquant l’emplacement de leur tombe, un mémorial, la grange restaurée de l’ancien presbytère et divers objets conservés au presbytère protestant et dans la collection de M. Gillig témoignent de cet épisode remarquable.

Le Musée Goethe du Restaurant "Au Boeuf"

Sur l’initiative d’un archéologue et écrivain allemand, le professeur Gustave Adolf Muller, un premier musée "Goethe-Frédérique" ouvre ses portes le 10 août 1895. Il est installé dans une salle de la mairie. M. Muller est aidé et soutenu dans son initiative par M. Guillaume Gillig et l’instituteur M. Loux de Sessenheim. Après certains désaccords entre la commune et les promoteurs du musée, celui-ci est transféré au Restaurant "Au Boeuf" en 1899, dont le propriétaire n’est autre que M. Gillig.Celui-ci meurt à Sessenheim le 23 avril 1933. Sa femme, Mme Pauline Gillig née Sautter, décède le 4 janvier 1955 et laisse le musée à la famille Wolfgang Sautter qui le rénove entièrement. Depuis 1988, c’est leur fille Christiane qui est la fidèle conservatrice du musée et du souvenir Goethe-Frédérique.

La grange

La grange du presbytère dans laquelle, en son temps, Goethe a fait rire les jeunes gens du village à un tel point qu’ils ne pouvaient plus continuer à travailler, avait atteint un état de délabrement tel qu’elle s’écroula le matin du 26 juin 1927. Grâce à de nombreux dons provenant des amis du souvenir Goethe-Frédérique et à une subvention de la commune, la grange fut rapidement reconstruite.

Le Mémorial

Au centre du village, ce petit bâtiment, ancien corps de garde restauré et remanié sur l’initiative du professeur Albert Fuchs, abrite des documents divers concernant la vie de Goethe, ses études à Strasbourg, sa métamorphose spirituelle au contact de Herder, sa rencontre avec le monde intellectuel français et son épanouissement poétique en relation avec l’amour connu à Sessenheim. Une copie du célèbre buste de Goethe sculpté par David d’Angers y est entouré de citations du poète, de Napoléon et de Paul Valéry témoignant du rayonnement universel de l’écrivain.

Les pierres tombales des parents Brion

Elles se trouvent sur le côté Sud, à l’extérieur de l’église protestante, dans une niche. Quant aux tombes, elles sont à l’intérieur de l’église. Leur emplacement est marqué, dans l’allée centrale, par une croix.

Le sentier Goethe du Club Vosgien

Sur les traces des amoureux :